dimanche 31 août 2008

Sauver l'environnement : charger le vrai prix pour commencer

Mon ami et complice de mauvais coups, Bryan Breguet et moi plaidons depuis des années pour hausser les frais d'électricité (quitte à libéraliser le secteur dans mon cas) pour réfleter le vrai prix de l'électricité chez les consommateurs au lieu d'avoir des bas prix artificiels. C'est pas populaire du tout et on s'époumonne à le dire. C'est dur d'expliquer aux gens comment des vrais prix peuvent génerer plus d'efficacité (donc moins de gaspillage). Toutefois, l'économiste Lynne Kiesling l'explique de manière que les même les plus attardés peuvent comprendre :

(...)most people fail to realize that the abysmal job we do of pricing electricity contributes substantially to our energy use. The only resources that are priced as badly as electricity in our economy are highways and water.Retail competition and choice for consumers would increase the offering of time-differentiated dynamic pricing, which shifts resource and electricity use across time. Research shows that this promotes conservation and more efficient use of electricity, increases offerings of green power to consumers who want to choose a green power option, and increases the incentives to develop and adopt technologies, such as price-responsive appliances, that enable private individuals to control their own energy use.

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Africa's Crackberry

Je suis coincé avec un blackberry que je surnomme amicalement un «crackberry» pour des raisons à ne pas partager publiquement. Néanmoins, sur mon cellulaire je suis capable de communiquer avec des gens pour coordonner mon déménagement ou obtenir des informations sur des événements qui se produisent. J'accumule donc des informations grâce à mon «crackberry».

Mais avez-vous déjà considéré que le cellulaire pourrait être un programme de réduction de pauvreté qui ne nécessite aucun gouvernement? Le cellulaire en Afrique permet à des gens de communiquer entre eux l'information nécessaire pour accomplir des transactions à un coût ridiculement petit. Il est maintenant possible pour un charcutier du Kenya d'obtenir de la viande exactement quand il a besoin car il a communiqué en avance avec un éleveur qui lui n'a pas besoin de perdre des heures pour trouver un client puisqu'ils viennent directement à lui.

Quand je travaillais au Hudson Institute à Washington, nous avions organisé une conférence sur les Promesses du Millénaire et l'économiste William Easterly (auteur de Elusive Quest for Growth et The White man's burden) soulignait que grâce au marché - parce que les compagnies de téléphone le font pour faire un profit - permettent aux plus pauvres d'avoir accès à des services financiers plus facilement notamment le microcrédit et des prêts plus considérables ce qui permet l'utilisation de capitaux pour l'investissement.

L'économiste Jeffrey Sachs abonde dans la même direction cette semaine dans un de ses articles (Sachs est souvent en désaccord avec Easterly) lorsqu'il mentionne que le cellulaire est un programme de réduction de la pauvreté des plus efficaces en Afrique. Peut t'on vraiment dire que le marché n'aide pas les plus pauvres?

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Vincent Geloso

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